Les raisons pour lesquelles nous devons parler du bien-être au travail

À plusieurs égards, le bien-être avait toujours été au cœur de la culture de Sleep Number, laquelle est profondément attachée à l’idée qu’un sommeil de meilleure qualité peut engendrer un monde meilleur et plus sain. Mais après avoir perdu son mari, Shelly Ibach, présidente et chef de la direction, a dit avoir compris à un autre niveau le pouvoir de guérison du sommeil.

Alex Vincent, Ph. D., vice-président directeur, partenaire de client d’entreprise mondial, LHH
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Les raisons pour lesquelles nous devons parler du bien-être au travail

Après cinq ans à titre de présidente et chef de la direction de Sleep Number, une entreprise de lits intelligents ayant pour mission d’améliorer la vie des gens en personnalisant leur expérience de sommeil, Shelly Ibach croyait en connaître beaucoup sur la santé mentale et physique et le bien-être. Après tout, la culture de l’entreprise repose sur l’idée qu’une bonne nuit de sommeil peut véritablement changer le monde.

Toutefois, en novembre 2017, Mme Ibach a appris une nouvelle leçon difficile sur le bien-être lors du décès de son époux George atteint de leucémie. En effet, après 34 années de mariage, le deuil et le sentiment de perte qu’elle vivait lui semblaient presque insupportables.

Mme Ibach n’avait jamais connu un tel sentiment et ne savait pas comment avancer dans une telle situation. Pour retrouver une vie fonctionnelle, elle savait quֹ’elle devait d’abord guérir. Elle a donc planifié s’absenter physiquement du travail pendant quelques semaines. Heureusement, la culture de Sleep Number favorise le « travail en fonction de sa journée », c’est-à-dire que les membres de l’équipe peuvent travailler de n’importe où pour répondre simultanément à leurs besoins personnels et professionnels. Elle a donc commencé à travailler de la maison et prévoyait retourner au bureau à la fin d’une période de deuil de cinq semaines.  

Puis, juste avant son retour, elle a participé à une activité-bénéfice familiale. Il s’agissait pour elle d’une première occasion de se retrouver avec une foule de gens depuis le décès de George. L’expérience lui a permis de réaliser beaucoup de choses, notamment qu’elle était encore beaucoup trop émotive pour fonctionner efficacement au bureau. 

« Je me souviens que lors de cet événement beaucoup de gens sont venus me voir pour me dire des choses incroyables, se rappelle Mme Ibach. Je suis convaincue qu’ils avaient de bonnes intentions, mais leurs sentiments démontraient une incompréhension et dans bien des cas, je me suis sentie encore plus mal. La mort et le deuil sont des sujets difficiles à aborder et la plupart des gens ne savent pas quoi dire. » Sur le chemin du retour, il est devenu clair dans son esprit qu’elle devait trouver les moyens de gérer avec élégance les sentiments malaisants et potentiellement dérangeants avant de retourner physiquement au bureau et d’interagir avec les milliers de membres de l’équipe. Elle a donc continué à travailler de la maison et à se concentrer sur sa guérison. 

Finalement, la semaine supplémentaire fut bénéfique. Mme Ibach a mentionné qu’elle savait à quel point il était important de mettre les membres de son équipe à l’aise, parce que bon nombre d’entre eux étaient susceptibles de se sentir mal à l’aise et de ne pas savoir quoi dire. Elle sentait qu’elle devait faire preuve d’une très grande ouverture et être prête à discuter de sa perte, sans nécessairement attendre que les gens l’approchent. 

De plus, tout au long de ce combat de 18 mois contre la leucémie, George et elle sont restés proches de son équipe de direction. L’honnêteté courageuse des membres de l’équipe fut une source d’inspiration pour Mme Ibach. Grâce à leurs questions sincères et à leurs dialogues francs, les membres de l’équipe ont été en mesure de mieux les comprendre et les soutenir, George et elle, et ce, d’une manière plus utile pour eux. 

Ainsi, à son retour au travail, elle s’est engagée à organiser des séances de discussion en personne pour s’assurer que tout le monde puisse l’entendre parler directement de la perte de George et de son état. « En général, je suis plutôt une personne qui protège sa vie privée, mais je savais qu’il s’agissait d’un moment où je devais mettre de côté mon introversion et partager mes sentiments. C’était vrai et pertinent. »

Ces séances ont permis à Mme Ibach d’en apprendre beaucoup sur elle-même, son entreprise et l’importance du bien-être au travail. Le bien-être avait toujours été au cœur de la culture de Sleep Number, qui est profondément attachée à l’idée qu’un sommeil de meilleure qualité peut engendrer un monde meilleur et plus sain. Mais après avoir perdu son mari, Mme Ibach a dit avoir mieux compris à un autre niveau le pouvoir de guérison du sommeil. 

« Comme chef de la direction, il a toujours été primordial pour moi de développer une culture d’intégration avec des valeurs partagées de passion, d’intégrité, d’innovation, de courage et de travail d’équipe. Après le décès de George, j’ai pris conscience de l’importance de partager ma façon de gérer face à l’adversité. Bien que j’aie toujours compris la valeur rattachée au fait de connaître personnellement les membres de l’équipe, il était évident que l’ensemble de l’équipe aurait avantage à modéliser ce comportement. Les rencontres avec l’ensemble de l’équipe pour partager des expériences nous ont tous rapprochés. Elles nous ont permis de renforcer notre engagement envers un leadership total et de prendre soin de tous les aspects de notre vie. »

De telles réalisations allaient devenir extrêmement importantes lorsque la pandémie a frappé au début de 2020. À l’instar de nombreux détaillants, Sleep Number, une société ouverte qui se targue de contrôler tous les aspects de ses activités, de la recherche à la vente en passant par le développement, par l’entremise de sa propre chaîne de 600 magasins, a été confrontée à une grande incertitude.

« Avant la pandémie, notre croissance était supérieure à 10 %, souligne Mme Ibach. Puis, soudainement, nous avons dû fermer temporairement 80 % de nos magasins. Heureusement, nous pouvions compter sur notre culture favorisant le "travail en fonction de sa journée". Autrement dit, notre technologie permettait à la plupart des membres de l’équipe de notre siège social de travailler de la maison et nous savions comment diriger malgré l’adversité, accepter les circonstances et trouver la voie à suivre. Pour moi, il s’agissait de leçons que j’avais bien acquises lorsque George luttait contre la leucémie, puis lors de son décès. Il était primordial de nous assurer que chacun disposait des outils nécessaires pour gérer les circonstances et les émotions changeantes. »

Au cours des premiers mois de la pandémie et à la suite des troubles sociaux intenses qui ont pris naissance dans la ville natale de Sleep Number, Minneapolis, Mme Ibach envoyait chaque semaine à tous les membres de l’équipe de l’entreprise un courriel dans lequel elle les invitait à lui répondre directement, à poser des questions ou à lui transmettre des commentaires. Mme Ibach et son équipe ont également organisé des activités « d’écoute », soit des forums ouverts lors desquels les membres de l’équipe pouvaient en toute quiétude poser des questions et discuter de n’importe quel sujet. 

« J’ai constaté que le niveau de conversation intime sur l’individualité aidait les gens à tirer profit de leurs attributs uniques avec une meilleure appréciation et une plus grande intégration. Nous sommes restés proches les uns des autres et nous nous sommes entraidés dans les différents défis de la vie professionnelle ou personnelle. Ce fut très utile pour nos équipes de parler de leurs façons de tout gérer, qu’il s’agisse de l’enseignement à distance, de la diversité, de l’équité ou de l’inclusion. »

Tout au long de 2020, Mme Ibach et son équipe ont mené des « sondages éclairs » afin de bien saisir comment les membres de l’équipe géraient le stress. L’entreprise a accueilli favorablement les commentaires et a mis les efforts nécessaires pour répondre aux besoins des membres de l’équipe en renforçant ses outils technologiques et de bien-être, notamment en donnant accès à un service d’écoute téléphonique sur la santé mentale, pour maintenir un lien en temps réel entre les gens et leur fournir des outils pour faire face au stress et à l’incertitude.

Lors du troisième anniversaire du décès de George, Mme Ibach a écrit une note très personnelle à tous les membres de l’équipe. « C’était la suite de mon deuil. Le deuil, c’est aller de l’avant et découvrir des bénédictions. Aussi, j’ai constaté qu’il est à la fois curatif et satisfaisant de partager ces bénédictions. » Dans cette note, Mme Ibach indiquait ouvertement à quel point elle se soucie du bien-être de son équipe et elle invitait les membres à parler de leur vie personnelle au travail dans le cadre de la culture d’authenticité de Sleep Number.

En juillet, Mme Ibach a organisé une séance stratégique d’une journée avec son équipe de la haute direction. « Nous avons eu une excellente discussion sur la façon de faire avancer notre culture dans les domaines de la diversité, de l’équité, de l’inclusion et du bien-être. » Lorsqu’elle a pris connaissance de la passion de son équipe à bâtir sur les fondations de l’individualité de l’entreprise, Mme Ibach est devenue plus que jamais convaincue de l’importance de son objectif de créer une société plus saine et plus heureuse grâce à un sommeil de meilleure qualité.

C’est donc dans cet esprit qu’elle a annoncé, en octobre, un moment marquant de sa carrière en offrant à chacun des 4 500 membres de son équipe un lit intelligent Sleep Number 360®. Selon Mme Ibach, « cet investissement dans leur bien-être individuel constitue l’ultime indicateur de notre engagement afin de nous assurer qu’ils sont au sommet de leur forme. »

Depuis ce temps, les perspectives de Sleep Number ne se sont qu’améliorées, malgré l’incertitude économique persistante liée à la pandémie. Elle a lancé de nouveaux produits, dotés de nouvelles technologies, en plus de modifier sa stratégie numérique et de vente pour « vendre et offrir des services de n’importe où ». L’ingéniosité, la résilience, l’agilité et la persévérance de l’équipe complètent les valeurs partagées profondes associées à l’individualité. 

« Tous ces événements, du décès de George à la pandémie, m’ont enseigné la valeur d’être présent, d’être gentil et de diriger avec empathie et compassion. Comme dirigeante, je dois adopter ces comportements tous les jours, tout en continuant de prendre des décisions courageuses qui font avancer notre objectif. » Une telle cohérence soutient la culture de Sleep Number, qui célèbre l’individualité et valorise le bien-être. L’équipe de Mme Ibach se consacre à sa mission d’améliorer des vies en personnalisant les expériences de sommeil, ce qui lui donne la confiance nécessaire pour aller de l’avant sans crainte.

 
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