Job crafting : comment s’approprier son travail pour être plus heureux ?

Le job crafting vous aide à vous épanouir au travail. Voici comment l’envisager et le mettre en place sur un poste qui ne vous correspond plus.

Si vous avez parfois l’impression que votre travail n’a pas de sens, que vous devez entrer dans un moule, que vos missions ne correspondent pas à vos valeurs, c’est peut-être le moment d’essayer le job crafting. Cette technique, créée aux États-Unis au début des années 2000, propose aux salariés d’imaginer et de redessiner un poste de travail “à leur goût”, pour retrouver leur mojo de carrière et être plus heureux !


C'est quoi le job crafting ?

Le job crafting (ou façonnage de l’emploi) consiste à modifier son propre poste de travail en fonction de ses compétences et de ses préférences en matière de conditions de travail et d’environnement.

Il s’agit d’un procédé initié par le salarié, qui vise à donner plus de sens à son travail, à avoir une meilleure posture professionnelle, et à améliorer son bien-être.

D’après plusieurs études, comme celle de l’Université de Sherbrooke, le job crafting améliore l’engagement au travail de manière significative. La possibilité, pour les salariés, d’améliorer leur contexte de travail accroît leur perception de contrôle sur leur travail, et donc leurs performances.

La solution pour faire face à la “démission silencieuse” ?

Le "quiet quitting" ou démission silencieuse est un terme dont on entend beaucoup parler récemment dans le monde professionnel. De plus en plus d’actifs l’utilisent pour faire référence à une culture du “minimum syndical” qui rejette toute forme d’agitation et de dépassement au travail.

Il ne s’agit pas d’un concept nouveau, mais cette tendance a connu un véritable boom après la pandémie de Covid19 et ses impacts économiques, qui ont poussé des millions de personnes à quitter leur emploi CDI entre 2020 et 2022 (cette année, plus de 500 000 personnes par trimestre ont démissionné en France ; du jamais-vu)

La quête de sens résulte d’une nouvelle prise de conscience chez les salariés. Notamment la jeune population active (18-25 ans), qui favorise de plus en plus le bien-être dans sa recherche d’emploi.

Toujours est-il que l’entreprise n’est pas la seule responsable du bonheur au travail. Et avant de penser à tout quitter ou à rejoindre le mouvement de “démission silencieuse”, il existe des solutions comme le job crafting, qui peut vraiment changer votre perception et votre motivation.

Job crafting : comment le mettre en place ?

Quand on est dans une impasse professionnelle, agir pour changer votre situation peut avoir des résultats incroyables. Dans le cas du job crafting, cela consiste à modifier un ou plusieurs aspects de votre travail comme :

  • les missions dans l’entreprise : la nature de vos tâches, leur variété, leur quantité, mais aussi les méthodologies utilisées pour les effectuer...
  • l’organisation de votre travail : un nouveau planning et une routine adaptés à vos objectifs et vos capacités, des horaires flexibles, la mise en place du télétravail (si possible)…
  • la perception de vos tâches : en mettant l’accent sur l’utilité d’une tâche ou en rendant intéressantes des tâches ennuyeuses (automatiser, partager les sources au niveau collectif, faire ces tâches en groupe, opter pour un environnement décontracté...)
  • les relations professionnelles : en s’intéressant aux missions de vos collaborateurs ou de vos clients, en programmant par exemple des ateliers de partage de connaissances, des points café/déjeuner ou même des afterworks...
  • l’environnement pour le rendre plus divertissant et agréable : vous pouvez par exemple écouter de la musique ou réaménager l’espace de travail avec des plantes et des meubles confortables...

Pour réussir son job crafting, il faut être créatif et s’assurer, en accord avec votre manager, que cette nouvelle version de votre poste de travail ne vous empêche pas d’atteindre vos repères et vos objectifs.

Les règles pour que le job crafting fonctionne

Le job crafting a évidemment ses limites. S’il est le plus souvent à l’initiative du salarié, ce comportement doit aussi s’intégrer dans un contexte propice au changement.

Pour que l’entreprise vous laisse confortablement remodeler votre travail, il est primordial de bien vous entendre avec votre manager qui vous accorde sa confiance. C’est l’équilibre entre votre fiche de poste initiale et la liberté proposée qui contribuera au succès de la méthode.

Commencez par analyser votre poste en listant les missions que vous préférez et celles que vous appréciez le moins. Identifiez également vos atouts et vos qualités qui pourraient être bénéfiques à votre travail. Discutez-en avec votre responsable puis passez à l’action !

Le job crafting est généralement pensé dans son ensemble, mais les nouveautés apportées à votre travail doivent se faire pas à pas pour faire valoir leur faisabilité et leur efficacité. Veillez enfin à ne pas perturber le travail de vos collaborateurs et à apporter une valeur ajoutée à l’entreprise. Il y aura alors peu de chances que votre manager vous le refuse !

Quand le job crafting n’est pas possible

Vous ne vous sentez plus à votre place dans votre travail et la mise en place de job crafting est aujourd’hui impossible ? La clé de votre bonheur est peut-être ailleurs, sur un autre poste, dans une autre entreprise. Avant de quitter votre emploi, vous pouvez déjà réfléchir aux tâches, aux environnements et aux valeurs qui vous définissent. Cette réflexion peut s’inscrire dans une démarche de personal branding qui consiste à “savoir vous vendre comme une marque pour trouver l’emploi idéal”. L’objectif étant que le recruteur, en découvrant votre candidature, comprenne qui vous êtes, ce que vous recherchez et ce que vous pouvez apporter à l'entreprise.


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