Métavers, de nouvelles façons de recruter apparaissent ?

Le métavers se développe sans cesse dans de nombreux secteurs d’activité, au point de modifier certaines méthodes de travail. Cette technologie est d’ores et déjà utilisée par certaines entreprises pendant leur processus de recrutement. S’agit-il du futur des ressources humaines ou bien simplement d’un effet de mode ?

Vous avez certainement déjà entendu parler du métavers. Encore inconnu il y a quelques années, il s’est démocratisé à toute vitesse, notamment depuis que Facebook s’est renommé Meta.

Alors, qu’est-ce que le métavers ? Il s’agit d’un espace virtuel dans lequel les individus ont des interactions par le biais d’avatars. Ce concept est tiré tout droit de la science-fiction (les films Matrix en sont un très bon exemple) et a été développé dans un premier temps pour le monde du jeu vidéo. Mais de plus en plus d’entreprises voient là un potentiel intéressant pour le développement de leurs activités.

Des enjeux multiples

En effet, en permettant des interactions à distance, le métavers permettrait de connecter des employés à travers le monde entier dans un espace plus convivial qu’une réunion en visioconférence. Alors que le télétravail a explosé depuis la pandémie de covid-19, le métavers pourrait permettre aux employés disséminés dans le monde entier de se « voir » au travail en utilisant un avatar.

Plusieurs grandes entreprises, notamment en France, ont déjà mis un pied dans ce monde virtuel. Selon une étude de Mc Kinsey datant de mai 2022, les revenus des différents métavers pourraient atteindre 5000 milliards de dollars en 2030. Un montant qui ne laisse pas indifférent et qui explique les lourds investissements réalisés par les entreprises, qui ont dépensé plus de 120 milliards de dollars cette année pour développer leurs plateformes virtuelles, toujours selon l’étude. (1)

Un intérêt pour les ressources humaines

Mais le potentiel du métavers ne se limite pas à la vente de produits. Pour les ressources humaines également, ce monde virtuel a des atouts à proposer. Il est tout d’abord un moyen pratique de mener un entretien à distance en conservant l’utilité d’une rencontre en face-à-face.

C’est aussi une promesse de plus grande inclusivité car il permet de recruter des talents venus d’horizons plus larges. En effet, l’utilisation d’avatars favorise la réduction des discriminations à l’embauche.

Le métavers offre également d’autres opportunités pour tester les candidats en les mettant dans des situations différentes de celles qu’ils connaissent dans la vie réelle. Par ailleurs, l’aspect ludique du monde virtuel peut aboutir à des échanges plus ouverts que lors d’un entretien classique.

Mais les intérêts du métavers sont multiples pour les entreprises qui peuvent y trouver d’autres avantages : la possibilité de former leurs collaborateurs en ligne de manière ludique et moderne en proposant une alternative à l’apprentissage classique, ou encore le renforcement de la marque employeur. En proposant son propre métavers, une entreprise montre qu’elle n’a pas peur d’innover et de faire partie des pionniers dans son domaine.

Un système encore limité

Le métavers n’est toutefois pas encore complètement prêt. Les experts du domaine rappellent que les plateformes virtuelles ne pourront donner leur pleine mesure que dans plusieurs années. Les investissements, déjà importants, doivent se poursuivre pour que ce Web 3.0 puisse voir le jour.

Au-delà de l’argent investi, le métavers doit encore convaincre le grand public. C’est pour l’instant un marché de niche et ses graphismes peu avenants – loin des standards des jeux vidéo actuels – ainsi que l’obligation d’utiliser un casque ou des lunettes de réalité virtuelle pour y accéder peuvent repousser les indécis. Avec la démocratisation du métavers, ces outils devraient cependant devenir de plus en plus accessibles au grand public.

Le témoignage de Frédéric Arnold, Manager de Transition dans les domaines de la transformation Digitale

"Après la folle envolée de 2021 des NFT et des cours des cryptomonnaies, et les nombreux rebondissements de 2022, il convient effectivement de regarder avec prudence ces sujets avant de porter un jugement, dans un sens comme dans un autre.
Comme pour les précédentes vagues des web 1.0 et 2.0 après un 1er engouement très fort avec des investissements massifs viennent des déconvenues et un éclatement de la bulle. Néanmoins, les sujets de ces 2 premières fièvres, du e-commerce aux réseaux sociaux en passant par les smartphones, sont passés de sujets futuristes et martiens à des applications et des outils de notre vie quotidienne dont on ne saurait se passer aujourd'hui...
Si les reproductions digitales de robe de luxe ou de sneakers peuvent questionner sur leur bien fondé, les applications industrielles ou dans le domaine de la santé ou la traçabilité des produits dans la lutte anti-contrefaçon ou même en soutien du marché de la 2nde main pourraient servir de socle à des réalités plus pragmatiques et plus durables. De même, des outils tels que les casques de réalité virtuelle et les lunettes de réalité augmentée pourraient un jour, développés dans de nouvelles versions par les investissements des industriels, rejoindre le smartphone au rang d'outil domestiqué...La prudence de jugement dans un sens comme dans l'autre s'impose... "

Si les plateformes virtuelles sont encore un peu floues pour vous, pas de panique ! LHH est là pour vous accompagner dans vos évolutions. C’est d’ailleurs dans ce cadre que nous avons dédié une conférence au métavers le 17 novembre dernier, dans le cadre d’un événement sur le management de transition. Pour bien prendre le virage du métavers, n’hésitez pas à vous tourner vers nos solutions de management de transition. Vous pourrez alors profiter de notre expertise dans le domaine.

(1) Article Value creation in the metaverse, McKinsey